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Histoire érotique : Avis de tempête



Le temps  est mauvais. Il n’a fait  qu’empirer les dernières heures. L’air  est chargé  d’ozone et je  suis survoltée. Je  tourne  en rond, en cage. J’ai besoin  de voler.
Je prends mon téléphone, hésite, le repose, hésite encore mais sans m’en rendre compte  vraiment  j’ai déjà pointé  ton nom.

« L’air  est électrique, je veux  fondre sur  toi, faucon, comme la  foudre  pour te clouer  au plaisir »

Mon sms part, et ma respiration s’inquiète. Ma réponse arrive
« Viens »

Mes  yeux  brillent et  un rictus transforme ma bouche, j’ai envie  de mordre, mordre la  vie.

Je  conduis  un peu  vite, les virages s’enchaînent. Peu  de monde, tous  se terrent.
J’arrive  chez toi  alors que les premiers  éclairs illuminent la pièce. Tu es nu, les reins  ceints de ta  serviette. Je le savais. Alors  que je conduisais, tu laissais  la douche te  brûler ou te  rafraîchir. Il y  a  des perles d’eau  dans tes  cheveux.
La lumière  grésille au coup  de tonnerre. Pourtant, il n’est pas  encore  vraiment  sur  nous. J’éteins. Tu avances, doucement, enveloppant, souriant. Je  m’approche, tendue, brûlante, avide.
Tu me parles, je ne t’entends pas. Ma  voix se serre dans ma gorge, je te  veux.
Les  éclairs  sont plus  fréquents et frappent la pièce  de leur  lueur de mort. Je m’approche, mes mains  agrippent ta serviette  et la  dénouent brusquement. Je sais ce  qu’elle cache. Sous  le drap  blanc  et sage, ton animalité  est là, prête  à bondir.   

Je te respire, tu le  sais, dans  ton odeur, je puise ma puissance. Tu le  sais et cela t’excite  de savoir ce pouvoir sur mes sens.
Mes vêtements  gisent au  sol, froissés, piétinés. Qui de nous deux  les a  défait ? Je ne le sais. Je me perdais  déjà  dans ta bouche, suçant ta langue comme une assoiffée. Mes mains enserrent  tes poignets. Résiste-moi.

Qui entraîne l’autre  sur le sofa ? Objets  éparpillés, désordre de champ de bataille, éclairés par intermittence bleuâtre. Le  vent  est plus fort, le tonnerre craque contre  les murs, la pluie  écrase le béton. Rafales.

Tout mon corps  est tendu vers toi. Chaque parcelle de ma peau  s’électrise  de ton contact. Je  gémis  et je  râle, tu es la tempête. Je plie, me redresse, je  lutte contre toi, contre  le vent  de folie dans ma tête. Tu t’emballes, tu  ries, tu parles. Hurle avec  moi. Je te veux  ainsi, terrible comme le temps.

Ton sexe me  fouille, tu t’arcboutes. Mes orgasmes montent crescendo, je tremble. Sueur et cyprine entre mes  cuisses. La lumière  quasi  stroboscopique maintenant hache  ton image. Tu es là, sur moi, m’envahissant. Faucon, tu gagnes mes plaisirs à  chaque  fois  de haute  lutte, quand je  veux, moi, ardemment te  faire perdre tout  contrôle.
Mais là, je le  sens, tu t’approches  de ta défaite, de ton abandon. Tes  reins  s’emballent, ta respiration  s’accélère. Tu grimaces, tu serres les dents, je  souris de défi ? je  sais  que  l’envie  de planter  tes  dents  dans ma  chair  te tenaillent. Je  sais  que tu combats. Cet  éclair-là est  encore plus puissant  que tout les autres  et la pièce jaillit à nos  yeux. Nous savons  tous  les deux, ce qui va  arriver.

Le  grondement envahit  alors  la pièce. Rivés l’un à l’autre, ton orgasme  déclenche le mien. Tes  soubresauts  de plaisir m’hypnotisent et je  sens leurs  répliques souterraines dans mes veines.
Je  vole, je tournoie, je m’embrase.

L’orage s’éloigne. Tu es plaqué  sur moi, lourd et dense. La pièce  s’assombrit et la pluie  tambourine maintenant  régulièrement. Tu sens le  sexe. Je  ris en pensant  que je fais  l’amour  par le nez.

Je musse mon visage  dans tes  cheveux. A ton oreille, je murmure
Mon faucon, ma proie
Enserrée à tes hanches,
Envole-moi



30/01/2009
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