Site Gratuit de Rencontres Libertines extremes

Site Gratuit de Rencontres Libertines extremes

Histoire érotique : La lecture



Où ?
Sa  voix est un  rien  agressive, juste  une tension.
Un hôtel  serait trop simple répond-elle doucement, je préfère  un  décor plus impersonnel.
Je  t’attendrais samedi  en huit dans le hall de la tour  3 du complexe Plein-Sud  à Bercy.

Un moment  il se demande  si elle est sérieuse, mais  en fait, il le sait. Il ira, il ira  se répète-t-il, mi-amusé mi-perplexe.
Il  a imprimé le  texte  qu’elle lui a  envoyé, il le  relit sans arriver  à déterminer  si c’est de son  cru ou  si elle a trouvé  ça dans une bibliothèque. Pas un  sex-shop en tout cas ! C’est  chaud, c’est froid, c’est ce qu’ils en feront. Il  se souvient  d’un  ou deux  gestes du temps  où il racontait  au micro. Est-ce qu’il va  le lire à voix  haute  avant ? Pas le temps, pas maintenant.

Samedi  est là et il n’a pas relu le texte, la semaine  était  full, le nouveau  à  coacher, le groupe CLEM et ses problèmes, pas le temps pour  la bagatelle.
Samedi  est là  et  il attrape  ses feuillets, les soupèse, ça ne pèse  pas  lourd l’érotisme, c’est  du  vent, de l’impalpable, il  sourit, c’est bien  son genre  à elle !

Finalement pas  difficile  à trouver cette tour, il y  est, le hall est  vide, grisâtre. Il jette  un œil à sa montre, il lui  donne 10 minutes, pas plus, après il  se barre. Il  se sent vaguement  énervé, sensation  bizarre  de ne pas  savoir ce  qui va  se produire.
Des talons claquent  dans l’escalier ; c’est elle. Il loupe  un battement de cœur et tend l’oreille. Elle  a mis des talons, elle sera  en jupe, putain  la  salope. Le martèlement  se rapproche et  d’un  coup ralentit. Et  si ce n’était pas  elle ? Il ralentit  mais  ne cesse pas. Il sourit en comprenant qu’elle l’a  fait  exprès ; c’est  elle.

Il la voit déboucher enfin  sur la dernière  volée. En jupe, courte  la jupe. Il  assure  son  sourire et  se demande  s’il doit rentrer le ventre un peu plus, ça va  faire guindé  pense-t-il  aussitôt, cool  et naturel voilà ce  qu’elle va  voir. Elle  le regarde  en s’approchant. Elle  a un petit  sourire malicieux et… des bas ! La lisière est largement visible sur  sa cuisse. Il a  envie  de, envie  de…il ne  sait pas  au juste. Un peu  déstabilisé, Vincent Vegat !

Bonjour  Homme !
Te  souviens-tu que tu ne m’as jamais  donné ton prénom ?

IL  rit.
Yep M’dame, c’est tout moi ça, pas  de fioriture  que  de l’essentiel !

Alors venez, Monsieur, nous montons. Elle  se dirige vers  l’ascenseur, il la suit. La  cabine  est déjà là et elle appuie  sur le 15 tandis  que les portes  se referment. Il trouve  qu’il  est resté  assez silencieux  comme ça  et ne veut pas  lui  laisser l’initiative  de la conversation. Il attaque.
Prête  à  user  de votre voix, M’dame ?
Elle rit et  lui  répond
Ne t’avais-je pas  dit  que j’étais une femme buccale ?

Il rit  aussi et d’un  coup  la tension  le  quitte, c’est  un jeu, un jeu  plutôt bandant il faut dire et  avec  ne  femme plutôt  bandante rajoute-t-il  en la détaillant sans se cacher.
Elle note  son regard sans pour  autant  s’y  soustraire ni réagir. Enfin  elle l’espère, elle ne veut pas  aller trop vite. Elle le sait c’est son défaut, elle  est toujours  trop rapide. Elle  adore  ces moments où rien ne s’est encore passé, où rien n’a même dérapé. Juste  avant. Elle se sent  à l’aise. Elle lui plait, elle le voit dans sa façon faussement  nonchalante. Elle n’a  rien  de la plastique  d’une  starlette mais elle sait  que le simple fait de la  savoir  disponible suffit  souvent à l’homme qui la regarde. Il la regarde  alors avec les yeux  de l’envie. Ce qu’elle aime ça.
Les portes  s’ouvrent mais  au lieu  de prendre le couloir, elle se dirige vers l’escalier et continue  à monter. Il a un haussement de sourcil perplexe. Pourquoi  continuer  à pied ? Il lui emboîte  le pas et se sent  subitement comme un collégien. Une  femme monte  les marches devant lui dévoilant  la lisière  de ses bas à chaque pas.
Elle sourit intérieurement et  espère que  son effet  est réussi. Un petit  coup  de chaud, monsieur ?

Au 17, elle quitte l’escalier et se dirige au fond d’un couloir  feutré. Elle ouvre une porte et s’efface pour le faire entrer.
C’est une salle de conférence. Tables et chaises ont encore la configuration  de la  dernière réunion. Devant, une petite  estrade. Il s’approche. Il  a tout remarqué  en un seul coup d’œil  circulaire. La grande fenêtre offrant la ville, les stores à lamelles verticales, l’estrade. Décor qui n’en est pas un. Sur le mur, une peinture pseudo art  abstrait. Toujours les mêmes peintures dans les mêmes salles se dit-il, rien ne change.
 Elle  s’affaire et installe  deux chaises face à face assez proches  sur l’estrade. Il  sent  que  cela l’excite. Il prend  ses feuillets, s’assit tandis qu’elle en fait de même, jambes écartées.

On  commence lui demande-t-elle dans un clin d’œil ?
 



30/01/2009
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 918 autres membres