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Histoire érotique : La séance de pose


Un coup de sonnette.
 C'est certainement lui.
 J'avais discuté la semaine passée avec Aline et lui avais dit mon envie de photographier des hommes nus.
 Elle s'était esclaffée et moi, bêtement, j'avais renchéri sur leurs courbes, leurs hanches dans le clair-obscur, la musculature de leur dos soulignée par l'usage du noir et blanc.
 Et leurs fesses ! pouffa-t-elle.
 Nous étions parties sur un délire puis subitement, elle reprit son sérieux et me dit 'banco'.
 Je la regardais interrogative et elle me dit : 'je connais un mec, je le crois assez joueur pour apprécier de servir de modèle photo et puis tu verras, rajouta-t-elle dans un clin d'oeil, il a une plastique intéressante.
 J'étais à la fois hésitante et curieuse.
 Des photos, j'en faisais pour le plaisir mais des nus d'homme, je n'avais encore jamais eu l'occasion.
 J'allais accepter sa proposition quand soudain j'eu peur, ' Non finalement, je n'ai pas envie que ça tourne au viol parce que le modèle ne saura pas se maîtriser' et j'étais déjà prête à chasser l'idée saugrenue et plaisante qui venait d'être lancée.
 'Non, dit-elle, l'homme dont je te parle n'est pas de ce genre-là.
 Il est beau comme une statue grecque, sensuel comme un animal et maître de lui comme James Bond !' et nous avions éclaté de rire.
 Je n'avais plus pensé à cela, le reste de la semaine avait été chargé et à midi, j'avais reçu un sms de mon amie, me disant que mon modèle était d'accord et passerait en début d'après-midi ! J'étais atterrée, prise subitement de panique, je me disais déjà que j'allais prendre mon sac et m'enfuir au ciné pour l'après-midi.
 Il trouverait porte close et voilà tout.
 C'était moche quand même et puis c'était lâche de ma part.
 Non je n'avais qu'à le recevoir et lui dire que finalement la séance était annulée.
 A peu près rassérénée, je me remis au travail.
 Maintenant, on y était.
 La sonnette retentit une seconde fois et je me décidais à aller ouvrir en espérant ne pas avoir l'air d'une biche effrayée.
 Puis l'idée me traversa que si ça se trouvait, c'était lui l'effrayé.
 Après tout, il avait accepté de poser nu sans en savoir plus.
 J'ouvris la porte largement et avec mon meilleur sourire.
 Il était là devant moi, souriant lui aussi, appuyé au chambranle, faussement décontracté.
 Tout en saluant et le faisant entrer, je ne pouvais m'empêcher de le jauger d'un point de vue photographique.
 Aline ne s'était pas trompée, cet homme avait quelque chose, une silhouette, une félinité, quelque chose qui rendrait bien en photo si je savais m'y prendre.
 Il restait silencieux attendant que j'engage la conversation et soudain je me sentis mal à l'aise de l'avoir déshabiller du regard sans m'occuper d'abord de créer une atmosphère amicale.
 Je réparais cette faute et bientôt il me gratifia d'un joli sourire, pas celui de façade mais un sourire joueur qui illumine vraiment le visage.
 Je lui montrais les clichés sur le mur et lui expliquais que j'avais envie de photographier autre chose que des paysages.
 Il se mit à rire et je me sentis toute bizarre, vaguement, pour lui aussi, ce serait une première.
 J'avais déjà oublié que je voulais annuler la séance.
 Finalement, j'avais envie, vraiment très envie, de prendre des images de cet homme-là.
 Du coup, j'oubliais toute gêne et repris mon ton professionnel.
 'Venez, je crois que je sais quel décor vous ira.
 Aidez-moi transporter ce fouillis.
 J'avais depuis un moment un petit échafaudage qui me servait à prendre des photos de frises et de toitures.
 L'armature d'acier recouverte de peinture jaune écaillée avait un côté très urbain qui contrasterait bien avec la peau et les courbes de mon modèle.
 Nous installâmes tout ça sur ce que je nommais pompeusement mon plateau, endroit que j'avais dégagé et qui profitait de nombreux points de lumière.
 Quand tout fut prêt, il y eut un moment de silence un peu gêné 'On dirait deux puceaux dis-je' nous éclatâmes de rire.
 Je commençais par prendre de lui une série de clichés habillés.
 Il se mouvait bien.
 Il me demanda de la musique un peu dansante pour l'aider, moi, je cliquais comme une dingue.
 Puis, je lui demandais de déboutonner sa chemise puis de l'ôter.
 Son torse répondait bien à la lumière.
 Puis, de moins en moins inhibé, il décida de lui-même de dézipper son jean et de le faire légèrement descendre sur ses hanches commençant de dévoiler son bas ventre.
 Je le trouvais splendide, avec une sensualité qui crevait l'image contrastant fortement avec les tubes d'acier sur lesquels il s'appuyait.
 Il me dit bientôt être prêt pour le nu intégral.
 J'opinais et armais mon appareil.
 Je lui lançais d'un coup 'Surtout ne bandez pas, je vous veux au repos'.
 Il me regarda et répondit d'une voix un peu hésitante qu'il ferait de son mieux pour me satisfaire.
 L'après-midi s'était avancée et la lumière avait changée.
 Brusquement je n'étais plus satisfaite de ce que je faisais, il me fallait accrocher davantage la lumière.
 Prise d'une inspiration, j'allais chercher l'huile solaire.
 Je vais vous enduire lui dis-je, ça va donner ce que je cherche.
 ' Ça risque surtout d'avoir d'autres conséquences, répondit-il tout de go' Je piquais un fard subitement et lui demandais de se tourner.
 Lorsque je laissais tomber quelques gouttes d'huile sur ses épaules que je commençais à masser, je le sentis se raidir.
 Il me dit d'une voix un peu rauque que si je poursuivais le massage sur tout le corps, il serait dans l'impossibilité de tenir le repos.
 En riant, je le massais plus câlinement tout en lui murmurant à l'oreille le dernier discours politique entendu à la télé lui disant qu'ainsi il allait vite retrouver la position basse.
 Sa peau était souple et lisse et je laissais mes doigts s'égarer partout.
 Il s'était cambré et enserrait fort un des tubes de l'échafaudage.
 Je l'avais enduit entièrement des pieds à la nuque, j'avais arpenté chaque centimètre de sa peau et avait senti son odeur.
 Je ne sais pas s'il sentait à quel point cette séance m'excitait.
 Sa respiration était plus courte.
' Maintenant posez vos deux mains sur l'acier, lui dis-je, et ne les enlevez pas coûte que coûte, je vais enduire votre sexe.
' Il acquiesça et poussa un léger gémissement quand je posais mes mains sur son membre lourd, chaud et palpitant.
 J'admirais quand même qu'il ne cédait pas à la facilité.
 J'avais terminé, il était luisant, et je finissais de le photographier en rafale bandé, contenu, se maîtrisant.
 Ma respiration était au même rythme.
 J'avais fini, ses yeux ne quittaient pas les miens, attendant que je le libère de sa promesse.
 'Et maintenant, que fait-on, dis-je ? Il me sourit mi-tendre mi-coquin 'Il va falloir que tu trouves la solution, répond-il, après tout c'est de ta faute !'



30/01/2009
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